.. Le manoir de Peronelle ..

05 mars 2018

Les exterminateurs de Megalithes

MEGALITHE-KILLERS (tueurs des rêves)

 

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Nos ancêtres nous ont laissé les traces de leur croyance en un monde invisible fait de rêves en phase avec notre réalité. Pour cela ils ont  érigé de longues pierres, construit des tombes communes et des lieux de rassemblement  qu’on appelle des MEGALITHES dont la plupart ont aujourd’hui disparu. 

 

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Gravures sur les dolmens du Plessis Robinson (92)

On connaît les causes de la disparition des mégalithes. Le temps a, bien sur, fait son œuvre, mais aussi, cédant à la facilité, les hommes les ont détournés pour d’autres fonctions, constructions, empierrements, et aussi culte d’état.

 

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Graffiti sur le menhir de l'ABBAYE à Saint Maur

Depuis l’intérêt commun suscité pour nos ancêtres sous le 3eme empire, les chasseurs de trésor ont été légions à démembrer leurs tombeaux. On a du légiférer pour modérer l’ardeur de ces profanateurs sans vergogne avec  le patrimoine dés le 19eme siècle.

 

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Trou de mine où ont été placés des explosifs dans le menhir du GUIHALON (Lamballe) et provoqué des fissures

De nos jours, le classement par les monuments historiques protègent les mégalithes ce qui n’empêche pas leur démembrement voire leur destruction à l’aide de machine de plus en plus puissantes. Un menhir représente un à deux mètres carrés  au sol une fois érigé.

 

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Menhirs de DRENY deracinés puis mis au rebus en 2015 parcequ'ils genaient la plantation des maïs...

A terre il représente de 3 à 5 fois cette surface. Malgré cette constatation, on voit que pour gagner ce mètre carré et quelques secondes dues à l’évitement du « caillou » on retrouve des mégalithes poussés et dégradés en limite de propriétés. L’énergie développée à cette destruction et le coût de l’amende qui en résulte auraient été plus utiles et productifs à fertiliser la même surface de terre inculte.

 

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Alignement de 2 menhirs cassés puis poussés dans le fossé à Saint ANDRE en Pledeliac dans les années 70.

Mais ceux qui font ça ne semblent pas être de bons gestionnaires, du moins ils ne se croient pas redevables auprès de leurs semblables au minimum du respect des anciennes sépultures. Et à quoi bon s'acharner sur des défunts? Seront-ils ainsi 2 fois morts?

 

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Allée couverte du BELEVEN (Dinan) dynamitée dans les années 1970 pour récupérer des pierres pour une cloture

Il y a bien mieux à faire pour gagner de l’argent que de placer des sommes disproportionnées sur quelques centiares dont le rendement n’excède pas 15 centimes d’euro / m².

 

03_IMG_9054_001Minage du menhir de Saint SAMSON sur Rance censé renfermer de l'or

L'argent aussi semble être la principale motivation de certaines  municipalités qui déplacent ou  enterrent ces encombrants vestiges pour ceder la place aux promoteurs immobiliers. Au lieu de revenir à la communauté, il profite à quelques uns.

 

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Le champ de l'église à Plevenon (22) : Allée couverte compléte pillée au 19eme; demembrée au 20eme; en 2017 recouverte de terre. Un des sites majeurs du département subit la pression immobiliere.

C’est le même raisonnement qui pousse à détruire les arbres avec d’autres conséquences encore plus néfastes. Peut-être faudrait-il un permis pour les engins de tractions et de levage incluant une épreuve rédhibitoire sur les lois existantes et un engagement de comportement vis-à-vis des monuments classés et des découvertes archéologiques.

 

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Tressé: dégradation recente sur les scultures de l'allée des Feins

A méditer pendant les longues heures passées aux commandes de ma machine.

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25 décembre 2017

Les nouveautés de l’été

Voici les premiers jours de l’hiver; l’occasion de jeter un coup d’œil par dessus son épaule et de se remémorer les nouveaux événements de ce début d’année.

 

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Il a fait frisquet  jusque tard dans la saison et bien des matins, la buée troublait les carreaux rendant ainsi la lumière matinale féérique.

 

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Les Oiseaux 

Parmi les premiers habitants à sortir et à manifester bruyamment, le faisan mâle paré de toutes ses couleurs a fait l’ouverture.

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Puis toute une bande de bergeronnettes a traversé le champ d’en face qui venait d’être fumé.

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Affamées et nullement craintives, elles se sont laissées admirer alors qu’elles vidaient la fumure des nombreuses petite bêtes y vivant.

 

 Les Papillons

Avec nos papillons abonnés au jardin, nous avons observé quelque nouveaux venus :

La carte géographique

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  Elle présente la particularité de changer de couleur en vieillissant : d’un marron clair elle passe au noir.

La Goute de Sang

                 

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Sa chenille est jaune et noire et lui est rouge sang. La nature fait tout et son contraire. Cette année les Gouttes de sang pullulaient dans la prairie

Le Tabac d’Espagne 

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Depuis quelques années, ce gros papillon n’apparaissait plus sur les ronciers. Cette année, il est revenu en force dès le printemps.

Le thécla de la ronce

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La couleur « lazer » de ce petit papillon est étonnante. Ses grands yeux noirs cerclés de blanc, ces jolies petites antennes pourraient lui donner le droit de défiler à la Tecno Parade.

L’argus bleu

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Jusqu’à présent, il était très discret. Le voici revenu timidement ajouter une  belle couleur bleue aux bouquets naturels environnant.   

Le Sphinx gazé

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La particularité de ce Sphinx par rapport au Sphinx Colibri est qu’il a des ailes transparentes.Les couleurs de son abdomen sont plus soutenues. C’est la première fois qu’il vient butiner ici. 

Le Bombyx de la Ronce

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Sous ses épaisses ailes qu’on dirait en velours se cache la métamorphose de l’anneau du Diable, grosse chenille du papillon qui s’enroule sur elle-même dés qu’on la saisit. Madame BOMBYX préfère la nuit et Monsieur apprécie la chaleur de midi.

Le Soufré  Le souci   Colias crocea       

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La couleur de ses ailes est jaune safrané. Il est extrêmement actif ce qui le rend difficile à observer. Le dessus de ses ailes est bordé d’une large bande noire du plus bel effet. On le trouve partout, même en ville, sauf là où on l’attend…

Ecaille fermière

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Ce joli papillon se distingue de sa cousine l’écaille chinée par des taches claires au lieu de zébrures.

L'Ecaille mendiante ou de la menthe

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Quelle magnifique livrée pour ce papillon de nuit. On dirait qu’il porte une cape royale  en hermine avec un col en plumes d’aigrette.

Processionnaire

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Sur le goudron d’un trottoir  s’étalait une longue corde qui semblait vivante. En s’approchant, on s’apercevait que c’était une file ininterrompue de chenilles dites processionnaires. ATTENTION, bien que le phénomène soit attirant, n’allez pas déranger la procession les mains nues car ces chenilles sont urticantes.

 

 Les Mouches

La Volucelle Zonée

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On dirait une guêpe mais ce n’en est pas une. On l’appelle aussi faux frelon.

Cette syrphe ne pique pas, aime les fleurs et vit et se reproduit dans les nids de guêpes et de frelons.

Son aspect lui permet de rentrer dans le nid sans se faire remarquer. Une fois dans la place, elle pond des larves qui se nourrissent des rebus, larves chétives, cadavres, œufs inféconds rejetés au bas des alvéoles.

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Cette année, il n’y a plus de frelons mais il y a des Volucelles à foison. Les ruines du vieux nid des frelons asiatiques aura sans doute servi de nurserie à cette communauté.

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 L'entomologiste Jean-Henri Fabre (1823-1915) fait une extraordinaire description des mœurs de ces insectes dans un style littéraire parfait. A lire absolument. https://www.e-fabre.com/e-texts/souvenirs_entomologiques/volucelle.htm

 

Libellules 

 

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Cette année a vu une forte éclosion on dirait. Un vrai régal pour l’observateur durant toute la saison.

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Cordulégastre Crocothemis Cordulie Gomphe sont autant de noms donnés aux grandes variantes des libellules Zygoptères  (dragon fly) qui sont les plus grosses du genre.

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Les Anisoptères, plus fluettes avec les ailes rabattues au repos,  moins diversifiées portent en autres les noms d’Agrion et Leste.

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13 décembre 2017

Les Petits mammifères

 

L’Ecureuil Roux

 

 

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Bien qu’ayant disparu des haies de la campagne alors qu’il trouvait là foison de noisettes et de noix dans les haies et bordures des champs cultivés, notre petit animal roux survit bien en forêt et dans les parcs, notamment ceux qui sont pourvus de grands arbres au faîte desquels il est parfaitement à l’aise.

 

 

Les Noix : chadore cha !

 

Il n’est pas rare de la voir apparaître dans les jardins des zones pavillonnaires où il suit à l’automne un circuit des noisetiers, noyers, châtaigniers et chênes qu’il a mémorisé lors de ses précédentes excursions. A d’autres saisons, il ne dédaigne pas les bourgeons craquants et bourrés de sève, des baies, des petits fruits, des faines, des champignons et même des escargots,des insectes et des oeufs. Bref, il bouffe de tout ce qui est parfait pour sa survie. 

 

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Contrairement à ce qu’on croit, il ne passe pas l’hiver au chaud dans un arbre creux  assis sur un énorme tas de noix qu’il dévore entre deux longues siestes. C’est le moment idéal pour l’observer alors qu’il n’y a plus de feuilles aux arbres et qu’il s’attarde volontiers sur les samares du frêne restées accrochées à leurs branches tout l’hiver.

 

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Sa couleur varie suivant les individus d’orange flamboyant à noir. J’en ai vu même un blanc (albinos) en forêt de Versailles. Malheureusement, cette merveille de la nature a fini écrasé sur la route.

 

Ca y est! Je suis cachée!

  

Sa queue est plus grande que son corps et est particulièrement fournie. On s’en est servi pour étaler les feuilles d’or sur les objets à dorer. Elle joue un rôle primordial de balancier lors de ses acrobaties.

 

Oh! mais c'est qui là?

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Les déplacements de l’écureuil sont spectaculaires. Sur terre il ondule rapidement puis se redresse pour faire le point sur la situation. C’est le moment où il cache  ses réserves au pied d’un arbre où dans des buissons.

 

T'es où?

 

Ses pattes avant sont munies de 4 doigts articulés et pourvus de griffes en crochets qui lui permettent de grimper aisément aux arbres. Il faut le voir se déplacer d’un houppier à l’autre sur de frêles brindilles à la vitesse d’une soucoupe volante !  

 

Si je t'attrape!

 

Les ennemis de notre mascotte sont les rapaces et les petits carnivores comme la martre, les chats et les chiens. Dans certaines régions d’Europe, sa chair est appréciée et il y a quelques années, on pouvait en voir en France sur l’étale des volaillers. Il parait que cela revient à la mode…

 

Écureuil "domestique" (avec une plaque sur l'oreille)

 

Il est réintroduit dans les parcs comme à Sceaux. Ces animaux sont alors presque domestiques et viennent autour des mangeoires ou manger dans les mains des visiteurs. Il n’y a pas de liaisons arborées entre les différents parcs urbains et il n’est pas rare de voir ces animaux en quête d’un nouveau territoire périr  sous les roues des voitures.

 

Zooouuu!

 

Malgré tout, ce charmant compagnon semble bien s’adapter à la petite place qu’on veut bien préserver et protéger. Il peut venir très prés des maisons jeter un coup d’œil dans les mangeoires à oiseaux. Si vous avez un chat où un chien, gardez les enfermés le temps de sympathiser avec ce feu follet.

 

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Euh... Y a un problème?

 

 

Le TAMIA (écureuil de Corée)

 

 

Tamia; écureuil de Corée

  

 Dans quelques bois en périphérie de grandes villes on a vu apparaître de jolis petits écureuils à rayures multicolores à peine plus gros qu’un rat. 

 

Écureuil de Corée

 

 Ce sont des Tamias de Sibérie issus d’animaux de compagnie sans doute échappés ou relâchés.

 

 Tamia de Sibérie

 

Bien qu’aussi vifs et agiles que notre écureuil roux, le Tamia est terrestre et donc vous ne le verrez pas à la cime des arbres.

 

Écureuil de Corée en position d'observation

 

Ce petit mammifère hiberne comme un loir alors que son homologue roux continue son activité à la morte saison.

 

Tamia dégustant une graine

  

Notre petit compagnon est végétarien ce qui ne l’empêche pas de croquer de temps en temps un insecte ou un petit oisillon tombé du nid. 

 

Tamia : SO CUTE !

 

C’est vrai qu’il est craquant avec sa belle fourrure rayée et ses grands yeux. On pense à TIC et TAC, les écureuils de Walt DISNEY, en le voyant évoluer.

  

A suivre ...

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21 novembre 2017

Les algues vertes

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Les algues assassines

  

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Une fois de plus en baie de Saint Brieuc, d’Etables à Erquy, l’année 2017 a été prolifique  en algues vertes et autres inconvénients liés à ce phénomène de saturation des eaux en nitrate.

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A Plérin, ce sont des centaines de milliers d’araignées de mer qui ont été les victimes de cette prolifération ajoutant à la suffocation provoquée par l’hydrogène sulfurée l’asphyxie des populations marines par captation de l’oxygène contenue dans l’eau.

 

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A l’odeur fétide des vasières et de celle méphitique d’œuf pourri des algues vertes, s’est ajoutée celle putride des cadavres des araignées de mer en décomposition.  

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Il ne manque plus que le relent d’épandage et l’âcreté d’une pulvérisation de produit phytosanitaire pour achever la coprologie.  

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Après le décès des personnes à BINIC et dans le fond de la baie de Saint Brieuc, de chevaux et de sangliers(*), voici celui des  crustacés.  

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Ceci a obligé les maires des communautés  de ces rivages  d’en interdire l’accès  par crainte d’autres « accidents ».

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Ces nuisances à répétition déprécient la qualité de vie autour de cette baie de Saint BRIEUC et c’est tout un pays côtier qui voit ses investissements et son patrimoine culturel et immobilier péricliter.

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Ma doué !

 

                     Beurk !

 (*) Derniere minute: ça continue, le 4 janvier 2018, un nouveau cadavre de sanglier a été trouvé par un promeneur sur la plage proche d'Hillion.

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11 novembre 2017

Les BLESSURES des ARBRES

LES BLESSURES DES ARBRES     

Arrachement d’écorce résultant d’un choc avec un véhicule, brulures sous l’action d’un feu allumé trop prés, chute de branches après une tempête, gravures et scories, écorçage par le gibier, tir d’armes de chasse, les arbres subissent de multiples agressions.

Elles affectent irrémédiablement la qualité et la valeur du bois causant ainsi une perte conséquente voire totale.

Les arbres d’ornement et d’alignement devraient être élaguer que dans leur jeunesse.

 

Soigner un arbre blessé

Bien qu’une blessure laissera toujours des traces et diminuera la valeur de votre arbre en réduisant sa résistance et son homogénéité de manière fâcheuse, on peut limiter les inconvénients comme l’attaque de champignons et le pourrissement.

Voici quelques exemples :

– il existe tout une gamme de cicatrisants dans le commerce, en bombe ou en mastic ou goudrons.
– on peut faire soi-même un mastic avec de l’argile et de la bouse de vache (onguent de Saint Fiacre) ou en remplaçant la bouse de vache par du charbon de bois ou de la bouillie Bordelaise.
-Enfin, on peut utiliser les Carbonyles qui sont de puissants désinfectants contre les moisissures.

Les blessures doivent être soignées en rafraichissant les bords et en appliquant un enduit de son choix sur le bois ainsi agressé.

Un arbre, comme tout être vivant, qui voit son enveloppe protectrice arrachée ou fendue est en danger! Il faut vite agir!

L’ARBRE PATRIMOINE.

C’est le président du conseil Général, Claudy LEBRETON, qui l’affirme  dans une plaquette traitant des arbres remarquables des Cotes D’Armor.

Il est rare de voir un tel  engagement  de la  part d’un homme politique d’autant   plus que les arbres ne votent pas.
Sans tomber dans l’animisme et se mettre  à adorer quelques vieilles souches sous prétexte que leur forme rappelle vaguement  un aïeul, il est bon de se souvenir que les arbres comme les animaux ont accompagné l’Homme dans son évolution.

 

Cela mérite bien un peu respect faute d’avoir de l’admiration. Et n’oublions pas que nous finissons notre existence entre 4 planches….

Un peu d’humilité vis à vis de ces géants sera donc de mise et nous penserons à toutes leurs  bontés, à l’ombre bienveillante de leurs feuillages qui nous ont protégés du soleil et de la pluie, à leurs fruits qui nous ont nourris, au bois de leurs troncs dont nous tirons tant de choses, à la chaleur du feu de leurs branches, celle-là même qui, plus droite que les autres, servira de tuteur aux années devenues trop lourdes à porter, aux champignons, aux oiseaux, aux animaux, à l’oxygène, à tant d’autres choses qui nous ont enrichis.
Écoutons donc les conseils du Conseil dont voici quelques extraits.


Le reste de cette magnifique brochure est disponible à cette adresse :
http://cotesdarmor.fr/fileadmin/user_upload/developpement/l_agriculture/le_bocage/brochure_arbre_remarquable_vfinale.pdf

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08 novembre 2017

Les oiseaux de passage

 

« Petits v'oiseaux qui z'êtes dans le feuill â â â ge

Ousque murmure l'onde du clair ruisseau,

Chantez, chantez dedans le vert bocâ â â ge

Le doux prrruntemps, époque du rrrrrreuunouveau ! »

 

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Ces quelques vers chantés par Le sapeur Camember (les seuls qu'il connaisse) sonnent comme un chant d'oiseau. Claquètements, roucoulades, frigotements, pépiements, piaulements, caquetages sont autant de mots pour designer le langage des oiseaux. Certains définissent le chant d'une seule espèce alors que plusieurs peuvent être rattachés à un seul oiseau : Le perroquet par exemple cancane comme une canne, croasse comme un corbeau, jase comme une pie, parle comme un homme, piaille comme le moineau, siffle comme un merle.
Mais qui sont ces « v'oiseaux » cachés dans le feuillage des haies (quand il en reste) et des jardins et dont le chant ravit les oreilles de notre sapeur ?
C'est ce que nous allons tacher de découvrir.

 

Les MESANGES

 

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Sous ce nom sont regroupées plusieurs familles de passereaux qui se définissent par leur petite taille, leur vivacité et leur proximité avec l’homme. L’hiver les rapprochent : elles forment alors de petites bandes autour des mangeoires alors que l’été, chacun vit sa vie de couple.

 

La Mésange BLEUE

 

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Les saules verruqueux qui servent à nous protéger du regard indiscret des voisins (*) abritent une petite colonie de mésanges bleues. Avec leur capuchon d’un bleu cobalt et leur plastron jaune, elles fouillent et refouillent dans toutes les positions ces arbres qui leur apportent des chenilles et des pucerons dés le printemps, des graines et de la sève l’hiver grâce à la mangeoire qu’on y a suspendue.

 

(*) Malheureusement le voisin ainsi que son propriétaire n’aiment ni les arbres pour leurs feuilles mortes, ni les oiseaux pour leur saleté. Résultats : les saules ont du être rabattus et la corne d’abondance des oiseaux réduite à du bois dur : bye-bye pauvres mésanges…)

 

 

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En ville, essayez donc un nichoir sur votre balcon où rebord de fenêtre pour ces gracieux volatiles. N’ayez crainte pour les saletés que cela pourrait engendrer car la mésange nettoie son nid en emportant le sac fécal de ses petits loin de celui-ci.

 

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La Mésange CHARBONNIERE

 

 

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Plus grosse que la mésange bleue, son nom vient sans doute de la calotte noire qui englobe ses yeux et descend autour du cou et s’étend sous son bec. Ses ailes bleutées, son plastron jaune et sa silhouette rappelle celles de sa cousine, la bleue.

 

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Comme elle, vers et graines, graines et mangeoires fournissent de quoi rassasier son appétit féroce. Ce dernier est utilisé contre la chenille de pyrale (Cydalima perspectalis), un papillon importé récemment d'Asie et qui détruit les buis des jardins historiques classés (Versailles, la roseraie de l’Haÿ) où des mésanges ont été introduites.

 

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Il faut savoir qu’elle et sa cousine sont douées d’une intelligence remarquable et d’une force insoupçonnée. En effet, elles sont capables d’ouvrir l’opercule des bouteilles de lait laissées chaque matin par les livreurs sur les pas de porte en Angleterre.

 

La Mésange à LONGUE QUEUE

 

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Ce minuscule oiseau n’a pratiquement pas de cou, un œil gros comme une tête d’épingle, un bec de la taille d’un grain de blé noir. Une longue queue disproportionnée par rapport au reste lui donne l’aspect d’un hochet à plumes.

 

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Mais ne vous y trompez pas : l’ensemble, quoique surprenant, est d’un parfait équilibre et d’une grâce sans pareille. Nos turbulentes voisines promènent leur livrée rosée barrée de noir aux extrémités en petite bande venant débarrasser les arbres où les mangeoires du surplus de nourriture qu’ils contiennent. 

 

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   A regarder avec les yeux : la loi protège strictement cette espèce.

 

La Mésange NONETTE

 

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Cette discrète mésange vit généralement en couple dans les bois de feuillus où elle trouve sa subsistance (petits insectes et graines). Elle n’est pas farouche mais reste éloignée des habitations dans des étendues boisées ou elle nidifie dans une anfractuosité.

 

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L’hiver, elle se nourrit de graines qu’elle a cachées ou de celles qui restent sur les plantes comme la bardane. Totalement protégée, elle s’aventure aux mangeoires en zone rurale à la morte saison.

 

 

Les HIRONDELLES

 

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Il existe quelques espèces d’hirondelle  qui traversent l’Europe à la belle saison. Dés le mois de Mars, les premières arrivent en ordre dispersé pour nicher généralement à la même place qui l’a vu naître.  

Hélas, victimes des pesticides et autres produits phytosanitaires agricoles mais aussi du saccage de ses lieux de nidifications liés aux ravalements des façades et cloisonnements des abris ouverts, elles disparaissent dramatiquement de nos paysages.  

En France, la loi du 10 juillet 1976 sur la protection de la nature bénéficie aux hirondelles de tout bord (interdiction de porter atteinte aux hirondelles, à leurs nids ou à leurs couvées). Il faut donc faire attention lors des opérations de nettoyage ou de ravalement de bâtiments de ne pas enlever les nids ou de perturber leur milieu même s’ils sont inoccupés au risque d’une amende.

  

L’hirondelle de cheminée

 

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Cet oiseau  est tricolore, d’un bleu profond presque noir sur le dos et les ailes, rouge carmin sur le front et le cou, le plastron blanc ainsi que quelques taches sur la queue.

 

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Tout le monde connaît la silhouette des hirondelles avec leur queue en aronde et leurs ailes en forme de faux leur permettant une agilité en vol inimitable et des vitesses pouvant approcher les 100 km/h. 

Grace à cet incroyable don, elles se nourrissent en attrapant des insectes au vol, buvant en rasant la surface des mares et des étangs, ne se risquant au sol que pour collecter la boue nécessaire à la construction de leurs nids.

 

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Cet étonnant oiseau dit aussi hirondelle rustique, si il vit très prés de l’homme, préfère les clochers, les granges et les étables des villages aux maisons des villes.

Chaque année, un couple d’hirondelle vient nidifier dans l’un des greniers du hameau en se glissant à travers de très anciens volets de chêne disjoint. Hélas, le propriétaire (toujours le même...), constatant les petits dégâts causés par les déjections a remplacé les beaux volets d’époque par de l’aggloméré, rendant hermétique l’accès à l’ancien nid. Résultat, à leur retour à chaque printemps, les hirondelles marquent un arrêt prés du grenier et ne pouvant entrer s’en vont nidifier ailleurs. C’est ainsi que le hameau passe l’été sans hirondelles.

 

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Ces oiseaux affectionnent aussi les conduits de cheminée qui peuvent malheureusement se transformé en piège mortel. Nous avons ainsi eu la vilaine surprise de trouver le cadavre d’un de ces graciles passereaux dans une pièce d’une maison inoccupée dans laquelle il était entré par la cheminée.

 

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Il n’est pas rare de voir rentrer ces hirondelles dans les maisons. A chaque printemps, un couple d’hirondelle venait frapper au carreau de la fenêtre de la cuisine car il avait l’habitude d’y faire son nid du temps ou il avait ici une étable. Il fallait faire attention de laisser la fenêtre entr’ouverte lorsqu’on quittait la pièce de crainte d’enfermer et d’affamer ces envoyés du ciel et leur progéniture. Il fallait aussi mettre le journal de la veille à l’aplomb du nid pour recueillir proprement les rebus de cette famille d’immigrés. Mais que de plaisir de petit déjeuner avec nos copines ailées !

 

L’hirondelle des fenêtres (Delichon urbicum)

 

     

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Cette hirondelle a la même silhouette que celle de cheminée, mais elle est plus petite avec une queue moins longue et est bicolore noir et blanc.

 

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Comme son nom l’indique, elle nidifie sur les façades des grands bâtiments urbains, dans les encoignures des fenêtres, les portes cochères, sous le tablier des ponts. Son nid est fermé, ne laissant qu’une minuscule entrée dans laquelle elle s’engouffre à une vitesse hallucinante. Il est fait presque exclusivement de boue et l’intérieur est tapissé de brins d’herbe et d’autres matières soyeuses.

 

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Devant l’effondrement des populations traditionnelles urbaines devenues gênantes, les municipalités des villes réagissent. A Paris, sous le Pont Neuf, on tente de faire revenir les hirondelles avec des nids préfabriqués (il parait que ça marche.) La réhabilitation des façades passent aussi par l’obligation de la préservation des sites de nidification.

 

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Il reste dans la capitale une colonie sous le Carrousel du Louvre qui profite bien des bassins et du jardin tout proche. Dans cet espace très fréquenté, hirondelles et martinets s’en donnent à cœur joie et à tue-tête, leurs cris ricochant sur les façades ornées des palais environnants.

                               

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L’hirondelle des faubourgs.

 

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Avec les beaux jours et les problèmes que l’on connaît, on voit apparaître la silhouette d’Hirundinidae Urbicum velocipeda  (hirondelle urbaine).

Se déplaçant en petit groupe, cette espèce n’a pas d’ailes mais des roues. Elle ne recherche pas les moustiques mais les loustics.

L’imaginaire collectif associe aussi les mœurs migratoires de ce magnifique oiseau  à des valeurs comme la fidélité, la ténacité, mais aussi à de grand concept comme la liberté.

Et qui mieux que celle qui en a été privée pourrait en parler :

 

« Hirondelle qui vient de la nue orageuse
Hirondelle fidèle, où vas-tu ? dis-le-moi.
Quelle brise t’emporte, errante voyageuse ?
Écoute, je voudrais m’en aller avec toi,

Bien loin, bien loin d’ici, vers d’immenses rivages,
Vers de grands rochers nus, des grèves, des déserts,
Dans l’inconnu muet, ou bien vers d’autres âges,
Vers les astres errants qui roulent dans les airs. »

Louise Michel

 

Le Héron

 

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« Un jour sur ses longs pieds allait je ne sais où
   Le Héron au long bec emmanché d’un long cou. »

 

Tout le monde a appris la fameuse fable de Monsieur de la Fontaine définissant parfaitement  en 2 vers les caractéristiques physiques  de cet échassier. 

 

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Aujourd’hui totalement protégé, il a bien failli disparaître éradiqué car on pensait qu’il vidait les bassins de pisciculture de leurs poissons, ce qui n’est pas totalement faux. Mais on le voit aussi dans les prairies où les poissons ne peuvent vivre et où il attrape quantité d’insectes, de grenouilles, de souris et de campagnols et même de serpents.

 

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Néanmoins, si vous possédez un magnifique petit bassin dans votre jardinet japonisant dans lequel vous élevez quelques rares et précieuses carpes Koi achetées au prix de 10 grammes d’or l’unité et qu’un Héron survole régulièrement votre karesansui (jardin de sable Zen), il n’est pas trop de vous conseiller d’en interdire l’accès par un discret filet sous peine de voir ce volatile refléter sa gracile silhouette à la surface du bassin contemplatif à jamais lisse comme un miroir car il en aura vidé ce qui causait les ridules, c'est-à-dire les poissons.   

            

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Si l’image sublime du reflet des courbes et angles parfaits de cette harmonieuse créature sur une patte dans les volutes de brumes matinales vous emmènera au Nirvana  de la contemplation, l’irrésistible envie de vous saisir de votre Katana (sabre japonais) pour assouvir un brutal et irrépressible besoin de volaille rôtie risque d’échapper à votre contrôle.           

          

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Il n’est pas rare de voir cet échassier promener ses longues cannes dans les bassins des jardins publics des villes. Non seulement il y trouve asile mais aussi rats et mulots, alevins et poissons rouges que la proximité des humains permet de proliférer et qu’il régule méthodiquement.

 

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Malgré son envergure, le héron vole gracieusement en longs battement d’ailes et on le voit souvent perché sur une branche au faîte d’un arbre en train de se reposer. Il se sert aussi de ses ailes qu’il déploie à la manière d’un parasol contre la réverbération à la surface de l’eau.

 

A SUIVRE .....

 

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20 octobre 2017

PEINTURE A LA FARINE

 

PEINTURE A LA FARINE

Quelle corvée d’entretenir le bois en extérieur. Il faut ôter les veilles peintures, poncer, gratter, utiliser des solvants et de la peinture ou des lasures.

Il existe pourtant de vieilles recettes de peinture sans solvants qu’on peut réaliser soit même à la maison.

Pour cela il faut faire un peu de cuisine. De la farine, de la terre colorée qu’on appelle OCRE, de l’huile de lin et vous avez tous les ingrédients pour réussir une peinture parfaite pour le bois.

Vous trouverez la proportion exacte dans le fascicule de « terres et couleurs »  (www.terresetcouleurs.com), une association qui s’intéresse à la rénovation des bâtiments et donne plein de vieilles recettes de peinture à l’ancienne.

Une vieille lessiveuse trouvée au grenier, 1 kg d’ocre rouge commandé sur internet et nous voila en train de faire cuire de la farine et de mélanger la potion magique pour le bois.

La peinture à la farine

Nous obtenons une pâte lisse  comme de la pâte à galettes de couleur de la terre cuite.

C’est très agréable à étaler. Il y a juste à brosser le bois et  à utiliser un pinceau large et carré.

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En 5 minutes, une porte est peinte. Le mélange pénètre bien et comble les petits interstices creusés par le temps. C’est sec au toucher très rapidement et doux comme du velours. La peinture colle au pinceau et ne dégouline pas sur les mains quand vous avez les bras en l’air.

La peinture à la farine

La terre d’Ocre agrippe bien la lumière  et donne un aspect uniforme. Une couche suffit car le pouvoir couvrant est grand.

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La peinture à la farine

Ça ne tache pas. On se lave les mains au robinet et les mains sont « nickel ». Plus besoin de White Spirit. On rince les instruments à l’eau claire.

Il existe plusieurs couleurs de terre colorante qui vont du jaune au rouge et au vert. A vous de choisir la teinte qui vous convient.

A vos pinceaux pour rajouter un peu de couleur à vos barrières et portail en bois.

La peinture à la farine

 

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19 octobre 2017

Bonjour

Bonjour à Tous

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